Chaque année, le ministère de la Justice du Québec compile le nombre de demandes en divorce déposées dans la province. Les données les plus récentes, portant sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2025, dressent un portrait intéressant de la façon dont les couples québécois choisissent de mettre fin à leur union. Au total, 11 229 demandes ont été déposées durant cette période, et la manière dont ces demandes ont été introduites en dit long sur l’évolution des mentalités entourant la séparation.

Ce que révèlent les chiffres de Justice Québec

Selon les données extraites du système M012 de gestion des causes civiles, les demandes en divorce se divisent en deux catégories bien distinctes. D’un côté, on retrouve les demandes individuelles, c’est-à-dire celles introduites unilatéralement par un seul des deux conjoints au moyen d’une demande introductive d’instance. En 2025, ce type de demande a totalisé 5 171 dossiers. De l’autre côté, on trouve les demandes conjointes, déposées conjointement par les deux parties ou accompagnées d’une convention ou d’un projet d’entente déjà négocié entre les conjoints. Ce type de demande a représenté 6 058 dossiers pour la même période.

Concrètement, cela signifie qu’environ 54 pour cent des divorces au Québec en 2025 ont été entamés de façon conjointe, alors que 46 pour cent ont débuté par une démarche individuelle. Cet écart, bien que modeste, confirme une tendance observée depuis plusieurs années : de plus en plus de couples préfèrent aborder la rupture de façon concertée plutôt que par une procédure unilatérale.

Pourquoi la demande conjointe gagne du terrain

La popularité croissante de la demande conjointe n’est pas surprenante lorsqu’on connaît les avantages qu’elle procure. Un divorce à l’amiable entamé conjointement permet généralement aux deux parties de s’entendre au préalable sur les enjeux importants, soit le partage du patrimoine familial, la garde des enfants le cas échéant, la pension alimentaire et le partage des autres biens. Cette entente préalable, souvent formalisée dans une convention, simplifie considérablement le processus judiciaire et réduit les délais ainsi que les frais associés à la procédure.

Une demande individuelle, à l’inverse, survient souvent lorsque les conjoints ne parviennent pas à s’entendre dès le départ, ou lorsque l’un des deux souhaite enclencher le processus sans attendre le consentement de l’autre. Ce type de demande peut mener à une procédure plus longue et parfois plus conflictuelle, bien que rien n’empêche les parties de trouver un terrain d’entente en cours de route.

Le rôle du notaire dans un divorce à l’amiable

C’est précisément dans les situations de demande conjointe que l’accompagnement d’un notaire pour un divorce à l’amiable prend tout son sens. Contrairement à une croyance répandue, il n’est pas nécessaire de judiciariser chaque étape d’une séparation lorsque les deux parties s’entendent sur l’essentiel. Le notaire peut agir comme professionnel neutre pour rédiger la convention de divorce, s’assurer que le partage du patrimoine familial respecte les règles applicables et que les intérêts des enfants sont adéquatement protégés dans l’entente.

Cette approche présente plusieurs avantages pour les couples qui souhaitent tourner la page rapidement et dans le respect mutuel. Elle permet d’éviter les délais souvent associés aux tribunaux, de réduire les coûts globaux de la démarche et de conserver un climat plus serein entre les parties, ce qui est particulièrement précieux lorsque des enfants sont impliqués.

Ce qu’il faut retenir avant d’entamer les démarches

Peu importe le type de demande envisagée, il demeure essentiel de bien se préparer avant d’entamer une procédure de divorce. Il est important de rassembler les documents financiers pertinents, de réfléchir aux arrangements souhaités concernant les enfants et le patrimoine, et de consulter un professionnel qualifié dès les premières étapes de la réflexion. Un accompagnement adéquat, que ce soit par un notaire ou un avocat selon la nature du dossier, permet d’éviter bien des complications et d’aborder cette période de transition avec plus de sérénité.

Les chiffres de 2025 confirment que le divorce à l’amiable, par demande conjointe, est aujourd’hui l’option privilégiée par la majorité des couples québécois qui choisissent de se séparer. Si vous envisagez cette démarche, il peut être judicieux d’explorer dès maintenant les options qui s’offrent à vous pour un processus simple, humain et respectueux des intérêts de chacun.

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